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Adios Ecuador, bienvenidos a Colombia, huevón !

De Quito a Cali

Il est 4h du mat quand les lumières du bus Puerto Lopez-Quito s’allument dans ma face me réveillant péniblement. Pourquoi faut-il toujours que les bus arrivent à destination juste au moment où j’ai enfin réussi à atteindre un demi-sommeil assez profond pour ne rien comprendre en me réveillant ?

On ne veut pas payer une nuit d’hôtel pour les quelques heures qui suivent alors on va se poser au Coffee Tree, un bar ouvert 24/24 à la Plazuela Foch dans la Mariscal. On se fait entuber de 5 dollars pour un pot de chaï riquiqui, sans lait, et pas bon. Mais on peut attendre relativement au chaud que le soleil se lève, et on profite du WiFi pour chercher des hostals pas cher dans le coin (on a perdu notre chapitre Ecuador du Lonely Planet avant d’arriver à Puerto Lopez).

On veut économiser, alors on se retrouve dans une chambre pas chère mais qui ressemble plus à une remise de jardin. Mais il y a une cuisine, petit-déj pas trop cher et c’est bien placé. On dort quelques heures puis on va visiter la vieille ville coloniale. C’est très beau, que des bâtiments de style colonial. On se ballade un peu et on va visiter gratuitement le palais du gouvernement et on reçoit même une photo-souvenir avec « El palacio del gobierno ahora es de todos ». On va encore visiter une expo de photo dans un centre culturel, et le musée de la ville, musée historique situé dans un ancien hôpital du 17ème siècle.

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On a de la chance : la « semaine de la mobilité » s’achève, et les rues du centre sont fermées aux véhicules. Il y a aussi des animations, genre musique et danse folklorique, théâtre en plein air… Mais il fait froid et il pleut par moments! Le contraste est cruel après la chaleur de la côte.

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Le lendemain on retrouve Jennifer, une amie de Fabiola. Elle nous emmène en voiture chez elle dans la banlieue nord, et nous présente à ses parents super sympas et accueillants. On va ensuite tous ensemble à la Midad del Mundo (moitié du monde) site touristique situé sur la ligne de l’équateur au nord de Quito. On visite le site commercial avec le monument en forme de globe, et le musée situé « à la véritable latitude 0°0’0’’ calculée par GPS », un drôle de petit musée en plein air qui mélange les animaux dangereux de la jungle et les indiens réducteurs de tête (avec une véritable tête réduite d’enfant de 12 ans, et une de paresseux adulte), une maison traditionnelle de la sierra, et surtout une série d’expérience pseudo-scientifiques à expérimenter sur la ligne équinoxiale qui est peinte en jaune sur le sol en béton : lavabo qui se vide dans un sens puis dans l’autre selon qu’on le place d’un côté ou de l’autre de la ligne, œuf à placer en équilibre, cadran solaire… On en ramènera un diplôme certifiant qu’on a bien mis en équilibre un œuf sur une tête de clou à la latitude 0° certifiée par satellite GPS etc. etc…
On va manger avec la famille dans un restau de la midad del mundo commerciale, on voit des danseurs de Caporales équatoriens (les Caporales est une danse typique de Bolivie et en particulier Cochabamba), puis on va faire une sieste. Le soir on sort avec jenny et son cousin. On boit des bières (dos por uno happy hour) puis des bocaux à poisson rempli de cocktail. On danse et on se réveille le lendemain avec un gros mal de tête, et on décide de mettre à profit dette journée qui sinon serait perdue pour quitter notre boui-boui et continuer notre route vers le nord.

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Après 2 ou 3 heures de route on arrive à Otavalo, une petite ville spécialisé dans le tissage et la broderie, et célèbre pour son marché d’artisanat. On trouve un hôtel sympa avec salle de bain etc. pour plus ou moins le même prix qu’à Quito notre cage-à-cuy, et on se repose.
Le lendemain on se promène un peu dans le village, achète quelques souvenirs au marché et on prend un bus pour Tulcán, la ville à la frontière avec la Colombie. On arrive à Tulcán à la tombée de la nuit, on prend un taxi pour la frontière, et on entre en Colombie. C’est la première frontière qu’on passe sans aucun problème, tampons pour 60 jours, pas de bakshish. Ca commence bien ! On finit en colectivo jusqu’au centre de la ville de Ipiales, la ville du côté colombien, et on prend un hôtel. On ira encore manger quelque chose et puis dormir. Ces premiers instants confirment certains des idées reçues qu’on avait sur la Colombie : les gens sont très sympas, et il y a des magasins de lingerie féminine à tous les coins de rue. Par contre on est à 2800m d’altitude et l’ambiance n’est pas vraiment tropicale.

Le lendemain matin, on se prépare à partir tôt, mais la dame de l’hôtel nous conseille de visiter le sanctuaire de la Virgen de Las Lajas, la principale attraction touristique de la ville. Il s’agit d’un improbable édifice de style néo-gothique à la Neuschwanstein, plantée sur des fondations à rallonge, au fond d’une profonde et abrupte gorge à la végétation luxuriante. Impressionnant et déconcertant dans le continent du baroque colonial! De plus cette vierge-là semble assez efficace côté miracles, à en juger par le nombre impressionnant de plaques exprimant la gratitude des bénéficaires.

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On continue ensuite jusqu’à Popayan, où on arrive dans la soirée. On galère un peu pour trouver un hôtel, c’est cher ! On y passe juste la nuit et le matin, après un petit-déj colombien (riz, œuf, patates et arepa, galette de maïs, ça nourrit !) on part pour San Agustin, où on va retrouver Patrick, mon ancien collègue de service civil, qui va y passer quelques semaines de woofing (travail à la ferme en échange du gîte et du couvert).

Le trajet est intéressant et on traverse des paysages magnifiques. Triple ligne de barbelés sur poteaux de bois vermoulus qui contiennent des vaches noir et blanc saupoudrées sur les collines vertes… A part la canne à sucre et les buissons bizarres, ça a quelque chose de familier. Mais la route est pourrie et ça nous prend 6 heures pour 150 km. Sur le chemin la présence militaro-policière, déjà forte à Popayan, se fait fortement sentir. Patrouilles, barrages et même tanks rangés le long de la route. Il y a quelques années cette région était infestée de guérillas, mais c’est maintenant beaucoup plus tranquille. A San Agustin aussi, on voit régulièrement des patrouilles de militaires équipés de leurs Galils et des policiers à cheval. Mais tut cela dans une ambiance presque bon enfant, c’est assez particulier.

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A l’arrivée on prend une chambre à l’hôtel Maya, tenu par Mario et sa femme, un couple de Colombiens exceptionnels. On est un peu chez eux, et ils nous traitent presque comme des membres de la famille. En plus c’est pas cher (20'000 pesos pour une chambre double – environ 10$) et il y a du café et de la limonade gratuits à volonté. On passera une petite semaine à San Agustin, ville (ou plutôt village) réputé pour ses sculptures très anciennes, mais dont les vrais atouts seraient plutôt l’ambiance et les paysages.

C’est un mélange particulier de Colombie rurale traditionnelle, de hippies colombiens et de backpackers internationaux. On retrouve le lendemain de notre arrivée Patrick qui arrive en stop de Bogota, accompagné d’un jeune clochard de 15 ans qu’il a ramassé en route et qui prétend être équatorien. Le lendemain, ledit gamin s’en ira en cachette emportant ton porte-monnaie avec sa carte bancaire et son argent… Pauvre Patrick, victime de son instinct « maternel » … et des moqueries des autres Colombiens !

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On fait la fête avec les hippies (los locos), on visite les sites archéologiques et on se promène dans des paysages superbes, et on fait mieux connaissance avec les Colombiens : tous ceux dont on fait la connaissance sont des gens incroyables, super amicaux, aimables, polis, serviables… On a de la peine à comprendre comment ce pays a passé (et passe) par tant de problèmes et de violence. Ça doit être, comme une amie nous dira à Bogota, parce que ceux qui sont mauvais sont vraiment très très mauvais !

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A San Agustin, je profite du cadre (la terrasse panoramique de l’hôtel notamment) pour travailler un peu. On s’habitue vite au rythme tranquille de la ville et le moment venu c’est difficile de partir. Mais on part quand même et on retourne à Popayan, où on reste une nuit pour visiter la ville qui est très jolie dans le style colonial. Encore une ville qui prétend au titre de « Ciudad Blanca », après notament Sucre en Bolivie, et Arequipa au Pérou.

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On continue ensuite jusqu’à Cali, la capitale de la salsa colombienne. On est logé dans l’appart d’une amie de Fabiola, ou loge une amie de la famille, Mary. Mary est très sympa, mais elle la pauvre a une vie un peu déprimante, et c’est un peu contagieux, et le séjour à Cali ne sera pas vraiment synonyme de pachanga comme il se devrait. On visite un peu la ville et on fait quand même une excursion au lac Calima, une vallée brumeuse au dessus de Cali, avec un lac artificiel peuplé de kyte-surfers, qui fait un peu penser à une vallée alpine.

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On continuera ensuite notre route vers l’Eje Cafetero…

Gallerie Quito
Gallerie Ipiales
Gallerie San Agustin
Gallerie Popayan
Gallerie Cali

Posté par DonDrito 20.10.2011 14:37 Archivé dans Colombie Commentaires (0)

Ecuador : playas !

Sur la côte pacifique d'Equateur


Voir Amérique du Sud 2011 sur la carte de DonDrito.

Depuis un jour nous somme de nouveau à Quito, on a quitté la côte et on sera bientôt en route vers le nord, pour la Colombie.

On a bien profité de la mer et de la chaleur pendant deux semaines. On a commencé par Atacames, dans la province et près de la ville d’Esmeraldas, au nord. Une ville touristique avec une grande lignée d’hôtels plus ou moins bétonnés le long de la route qui longe la plage, côté terre, et une rangée de bars et cevicherias en bois et toit de palme de l’autre côté de la rue, côté mer. On était super-contents d’avoir du soleil, de la chaleur et la mer, alors on est restés 4 jours, d’abord dans un hostal style backpacker très sympa, tenu par une Suissesse, puis, après s’être fait gentiment mais fermement mettre dehors parce que la chambre était réservée, dans un hôtel typique du tourisme de la région : tout moche, en béton, mal fini avec les piliers pour un éventuel étage supplémentaire sur le toit, pas de jardin ni de partie commune mais une piscine sur la terrasse. Mais la chambre elle-même était bien, spacieuse, blanche, lumineuse et propre avec un balcon. C’était une chambre pour 4 personnes (un lit double, un lit superposé), et après une nuit le patron nous demande de changer pour une chambre plus petite. J’étais un peu énervé après avoir déjà changé d’hôtel le jour avant, par le ton du gars et le fait qu’on avait déjà payé pour deux nuits dans la chambre qu’on avait choisie. Je proteste et grince des dents, et finalement il nous offre une nuit supplémentaire gratuite, alors on accepte. On restera donc 4 jours à Atacames, profitant de la plage, des fruits de mer frais, des caipirinhas…

Tout le front de mer est rempli d’hôtels, qui se remplissent en haute saison (on est juste à la limite) et pendant certains week-ends de touristes, pour la majorité équatoriens, beaucoup de Quiténiens aisés qui arrivent en voiture et en famille. Comme on est là de jeudi à lundi, on voit la ville se remplir vendredi soir et se vider dimanche après-midi. Le jeudi et le lundi, c’est presque vide. Derrière le front de mer (le Malecón) et de l’autre côté d’un bras de mer / rivière puant, il y a la vraie ville, beaucoup plus chaotique, réelle et sud-américaine.

Après Atacames, on continue vers le sud-ouest, jusqu’à Monpiche, un tout petit village de pêcheurs avec juste 2-3 hôtels et restaurants pour touristes. C’est un bon spot pour le surf. On reste dans une petit hostal en bois tenu par un jeune couple, après avoir refusé la chambre un peu dégueu et sans fenêtre proposée par le proprio du restau où on a mangé en arrivant. On restera une seule nuit. On profite de l’après-midi pour explorer la plage, et découvrir une autre plage un peu cachée où on est les seuls, et qui a la particularité d’être d’un sable très noir, étonnant !

Le lendemain on pousse vers le sud, jusqu’à Canoa. Dans cette région, il n’y a pas de bus directs, il faut aller de village en village. Comme les distances ne sont pas trop grandes, ce n’est pas désagréable et c’est intéressant de s’arrêter dans des petits villages sur le chemin. La majorité de la population dans ce département d’Esmeraldas est d’origine africaine et en général très sympa, et l’atmosphère relax et le paysage très vert donnent une impression de Caraïbes.

Canoa a une très belle plage de sable presque blanc, bordée de palmiers. Là aussi, la haute saison se termine et c’est très tranquille. Il y a quelques backpackers et surfeurs, mais la majorité des hôtels est vide. On se loge dans une chambre au premier étage en juste face de la plage. On n’a qu’à traverser la route pour être sur le sable. On profite du soleil, et le lendemain on continue vers Manta, en passant par Bahía de Caraquez, où on s’arrêtera juste quelques heures pour visiter un peu la ville.

Manta est une vilaine ville côtière, pas belle, un peu dangereuse (en tous cas comparé aux petits villages de pêcheurs). On se retrouve dans un hôtel pas terrible, dont le seul atout et le patron d’un certain âge, très gentil et numismate. On échange des billets boliviens contre des anciens billets équatoriens en Sucres, la monnaie d’avant la dollarisation. On reste deux nuits à Manta, parce que le deuxième jour on va faire une excursion à Montecristi, la ville où sont fabriqués les célèbres et bien mal-nommés chapeaux Panama. Je me dis que l’occasion est trop belle et ne se reproduira pas de sitôt, alors on part en quête d’un extra-fino à bon prix. On le trouvera un beau dans le magasin de José Chavez Franco, véritables chapeaux de paille de Montecristi, en gros et en détail. C’est le chapeau idéal pour voyager : il s’enroule et se range dans une boite en balsa ultra-léger, et se déplie intact. Lavable et résistant à l’eau, hyper-léger… et puis surtout, c’est la classe !

Après Manta, on repart pour Puerto Lopez. On arrive et on s’installe dans un hôtel sur le Malecon pour deux nuits. Et le jour après notre arrivée on part pour un tour en bateau à l’Isla de la Plata, ainsi nommée pour la couleur blanchâtre des rochers due au guano ! Cette île fait partie du parc national Machalilla, le seul parc national côtier d’Equateur (sans compter les Galapagos bien sûr). L’attraction principale du tour, en fait, ce n’est pas tellement l’île que les baleines à bosse qui arrivnet chaque annér d’Antarctique pour se reproduire dans la baie. On est en fin de saison de reproduction, mais on a quand même la chance d’en voir quelques-unes, et c’est impressionnant ! Malheureusement on ne les verra pas sauter (le saut est une des spécialités de cette espèce de baleines) mais leur taille et leur force tranquille sont impressionnantes. L’île en elle-même est intéressante aussi, avec plein d’oiseaux, notamment des fous à pattes bleues (en effet leurs pattes d’un bleu profond presque fluo ont l’air d’être fabriquée en plastique), d’autres sortes de fous, des frégates... On écoutera les cris d’un albatros, mais on ne le verra pas, cachés dans les fourrés.

Le lendemain on change d’hôtel. J’avais l’intention de rester quelques jours à Puerto Lopez pour travailler un peu, et pour ça j’avais besoin d’internet, ce qu’il n’y avait pas dans le premier hôtel. On gagne au change et l’hostal Sol-Inn, avec son jardin, ses hamacs, sa cuisine commune, sa plante de cannabis, son mini bar à caipirinha, ses chiens, ses coqus qui chantent dès 3h du matin, et tous les voyageurs avec qui on discute durnat notre séjour est vraiment agréable. Finalement je n’ai pas de travail pour le moment, mais on reste quand même, l’atmosphère de l’hostal et de la ville nous plaisent bien. On ira encore visiter Aguas Blancas et Los Frailes, autres sites du parc Machalilla, et surtout on se laissera vivre. On profite du marché au poissons, sur la plage le matin, où les pêcheurs vendent leur prise aux grossistes venus des villes en camionnette, pour se payer un magnifique pargo, une sorte de rouget du Pacifique, qu’on préparera le soir, frit avec de l’ail, des piments, sel et poivre. Sa chair blanche et ferme est délicieuse !

On a finalement décidé de laisser de côté Montañita, dont les principales attractions sont les vagues pour le surf et la fiesta, pour remonter directement sur Quito (10 heures de bus), où on va rester quelques jours avant de continuer vers le nord, vers la Colombie.

Pas le temps d'insérer des photos dans le texte alors voici les liens vers les galleries :

Atacames, Monpiche, Canoa
Bahía ce Caraquez, Manta, Montecristi
Puerto Lopez y parque Machalilla

Posté par DonDrito 24.09.2011 08:42 Archivé dans Équateur Commentaires (0)

De Lima à Guayaquil

Por la Panamericana…

Mercredi 24 août 2011. Après 15 heures de bus, la majeure partie le long de la côte pacifique du Pérou, sur la fameuse Panamericana Highway, nous arrivons à Lima. Ciel gris et bas, température pas vraiment estivale, la première impression n'est pas enthousiasmante. Heureusement, nous arrivons rapidement à la maison de Robin qui va nous héberger, et après s'être installés, reposés un peu et changés, on retrouve Robin et on va manger au T'anta du quartier, une des multiples franchises de Gastón Acurio, le chef-star de Lima. On avait beaucoup entendu parler de la cuisine péruvienne, qui a beaucoup évolué et s'est hissée parmi les cuisines les plus réputées du monde ces dernières années. Et là on entre directement dans le vif du sujet! Et en effet, c'est bon! Lomo saltado de luxe ou filet de poisson sauce aux crevettes... Malheureusement on n'avait pas l'appareil photo. On passe le reste de l'après-midi à la maison, et le soir, Robin nous fait un délicieux risotto aux champignons.

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Le lendemain, on profite d'un exceptionnel rayon de soleil en fin de matinée pour aller visiter le centre historique de Lima : Plaza San Martin, Jirón de la Unión, Plaza Mayor (anciennement de Armas), église et couvent San Fransisco et ses catacombes. Le soir, on va manger des délicieux sushis fusion péruviano-japonaise accompagnés de piscos-sours au Edo, un sushi-bar vers Miraflores. C'est trop bon, mais comme partout le sont les sushis, un peu cher. On se console en se disant que la prochaine fois on ira dans le restau où on peut manger des makis à gogo pour 20$ par personne! On termine le repas par un tempura (sorte de beignet, comme ceux de crevette) de glace maracuya et lúcuma, un délice chaud-froid.

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Le jour suivant, vendredi, on flemmasse un peu à la maison. Le climat limeño à cette saison ne donne que modérément envie de sortir en plein air. On finit par se décider et on de promène dans le district de Miraflores, la zone la plus riche et moderne de Lima : grands centre commerciaux, MacDo, Burger King, KFC et compagnie (au fait : indice Big Mac à Lima : environ 10 soles, 3.7 dollars US au cours actuel, mais je me tape un double cuarto de libra con queso, ça tombe dans le bide comme un pavé dans la marre), hotels, buildings de 20 étages... Ca change de Cochabamba en tous cas !

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Le soir, on va a la Peña del Carajo! (le point d'exclamation est dans le nom). Une Peña c'est un grand restaurant/bar avec de la musique live. La peña del carajo est très grande, plutôt marrant, avec animation au micro, groupe de cumbia et tout. On mange des tequeños et on boit des bières, et on reçoit des bonnets péruviens aux colueurs du Pérou (rouge et blanc) de promotion d'une marque de bière.

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Samedi matin, je me souviens plus ce qu'on a fait, mais l'après-midi on va faire des courses au supermarché pour le repas du soir qu'on va cuisiner Fabiola et moi : sopa de mani et poulet au gingembre et champignons. Le soir, on a invité Erica, une amie d'école de Fabiola qui vit maintenant à Lima avec son mari étasunien Cory, à se joindre à nous pour le dîner. Finalement on ne fait que la sopa de mani, qui nous suffit. Repas sympa, le mari américain est plutôit cool, il travaille pour USAID et l'année prochaine, il sera envoyé à Baghdad ou kaboul, il ne sait pas encore... Robin et Paula ont une autre invitation pour la fin de soirée, mais Fabiola et moi sommes sen petite forme (chopé un gros rhume pour ma part, qui me dure jusqu'à maintenant) et on reste un moment avec le couple bolivietasunien avant d'aller dormir.

Dimanche après-midi on part en voiture avec Robin et Paula pour explorer un peu le bord de mer et d'autres quartiers de Lima : Miraflores et la Costa Verde, le centre commercial géant Larcomar, Chorillos, Barranco... On a le privilège d'apercevoir un moine sauter d'une falaise dans la mer, 2 chiens morts en putréfaction, et un peintre de rue qui organise une lotterie. Après un revigorant en-cas de fruits de mer, on rentre à la maison pour se reposer et préparer le dîner. Et travailler sur un projet de site internet encore confidentil mais qui va faire péter la planète... (un jour, peut-être...). Sur le chemin du retour, on achète nos tickets de bus pour Máncora pour le lendemain soir avec Civa, malheureusement il n'y a plus de place en classe 180° (c'est-à-dire siège s'ouvrant à 180°).

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Lundi, on remballe nos affaires et on fait péniblement sécher les habits lavés la veille au fer à repasser. Maldita humedad! Ensuite on va visiter le musée Larco Herrera, exceptionnelle collection d'objets pré-colombiens du Pérou, un des meilleurs sinon le meilleur musée que j'ai vu dans le style. Ensuite on bouffe vite fait dans une chifa pour 3 soles par personne et on retourne à la maison prendre nos affaires. A 16h30 le bus s'élance sur la panaméricaine... ou plutôt le bus s'extrait péniblement des embouteillages de Lima avant de passer la troisième, la quatrième, et finalement filer le long de l'océan.

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C'est confortable, mais un peu moins que Cruz del Sur. Malheureusement les goûts cinématographiques des bus péruviens sont différents de la bolivie et on a droit à une comédie romantique et un film d’aventure débile qui se passe justement au Pérou, genre le dernier Indiana Jones (déjà bien nul) mais avec des mauvais acteurs et des effets spéciaux pourris, des statues incas qui tapent sur des méchants narcotrafiquants et militaires corrompus, bref, JCV et Stallone me manquent.

Toujours est-il qu'on arrive à Máncora vers 10h du mat le lendemain. A la descente du bus on est assaillis par une horde de taxis-moto (genre de tuk-tuks locaux) qui veulent chacun nous amener vers un autre hôtel, pas cher sur la plage, 15 soles par personne, petidéj inclus, viens viens viens, école de surf, book exchange, hamburgers de tofu, viens, non merci, on se réfugie dans un café en face de l'arrêt de bus et on boit un jus de fruit en attendant que ça se calme, puis on finit à l'hôtel Villa Hermosa juste en face, 20 soles par personne avec salle de bain, mais pas de petit-déj, l'hôtel n'est pas génial en soit mais les proprios, deux petits vieux, sont sympas et inspirent confiance. Par contre doit marcher 5 minutes pour arriver à la plage principale !

Máncora, c’est une petite station balnéaire reggae-surfer-hippie-cool, tout au nord de la côte pacifique péruvienne. Bondée en haute saison (décembre-mars) de limeños friqués, elle est au trois quarts vide quand on y arrive. Du coup c’est moins cher et moins stress. Le village ressemble à n’importe quel endroit du style et à quelques détails près (en bonne position le ceviche de conchas negras, des coquillages cru dont la chair noire produit un jus de la même couleur - j’ai pas trop aimé, mais bon j’aime pas non plus les huîtres) pourrait être situé en Thaïlande par exemple, avec ses tuk-tuks, ses fruits de mer frais, ses 4 bières pour 10 soles, ses happy-hour au beach bar, 2 margaritas pour le prix d’une, et la population composée principalement à cette époque de l’année par des backpackers internationaux et des hippies argentins qui jouent de la musique dans les bars.

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La plage elle-même est sympa, mais pas non plus paradisiaque : étroite (en tout cas à marée haute) bande de sable beige, bordée d’hôtels plus ou moins jolis (mais pas des blocs de béton), très belles vagues qui attirent les surfers et les kiteboarders. L’eau est fraîche mais les vagues fouettent le sang. Par contre il ne fait pas si chaud (même si après Lima, 25 degrés et du soleil, c’est déjà presque le paradis) et il y a tout le temps du vent. On décide de ne pas trop traîner, aussi parce qu’à part la plage, bouffer et boire des bières il n’y a pas grand-chose à faire, alors on préfère ne pas faire grand-chose sur des plages encore plus mieux, plus au nord, par exemple Montañitas, dans le même genre mais, on espère, plus chaud !

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Alors on reste 2 jours, plage, ceviche, la pizza occasionnelle, bières et jus de fruits… Le premier soir il y a une fête genre psychédélique dans un camping, mais on se rend pas compte et puis 15 heures de bus ça fatique, même incliné à 160°, alors on dort assez tôt. Même chose le deuxième jour parce qu’il y a pas de fête, psychédélique ou autre, et le troisième soir on prend un bus pour Guayaquil, 8 heures.

La qualité des bus qu’on prend est en constante chute et les sièges de celui-ci ne doivent pas s’incliner au-delà de 120°, les écrans de TV sont cathodiques et tout pourris, et en plus le flim est déjéà presque fini quand on monte dans le bus (qui a dû partir de Piura je suppose). Dommage, Fast And Furious 4 ou 5 fait un bon flim de bus, et Vin Diesel pourrait bien devenir le nouveau JCV des flims de bus !

A minuit, on arrive à la frontière péruano-équatorienne, près de Tumbes. C’est là que se joue un petit drame : pour commencer, le douanier équatorien refuse de tamponner le passeport de Fabiola, pour cause de certificat de vaccination contre la fièvre jaune absent. La Bolivie serait sur la liste des pays dont les resortissants doivent être vaccinés pour pouvoir entre en Equateur, preuve en est un poster scotché au mur du bureau de la douane.

Les autres passagers sont tous d’accord pour dire que c’est probablement un truc pour extorquer de l’argent. Mais on a pas vraiment le choix. Alors on repasse au guichet, on demande, on insiste, et le douanier finit par dire à Fabiola que okay, qu’il va mettre le putain de tampon, mais c’est une faveur qu’il fait pour lui permettre de visiter ce merveilleux pays, que c’est grâce à lui qu’elle va pouvoir en découvrir les merveilles culturelles, architectoniques et naturelles, que c’est un peu comme si il l’invitait dans son pays, mais il faut qu’elle comprenne, ses collègues vont probablement lui poser des questions embarrassantes, lui demander pourquoi il l’a fait passer, ça va lui causer des complications… c’est bon on a compris. Mais il faut être discret alors il fait passer Fabiola par la porte de derrière et elle lui donne 20 dollars. Il est super-content : d’après les gens à qui on a raconté l’incident, 5 auraient suffi, mais on avait pas de petites coupures.

On arrive au terminal terrestre de Guayaquil vers 5h du matin. C’est le plus grand et moderne qu’on a vu jusqu’à maintenant et ça ressemble pas mal à un aéroport. On a environ 3 heures à tuer avant d’appeler Veronica, l’ammie de Fabiola qui va nous héberger. Il y a un food court (c’est quoi le mot correct en français ? une cour de bouffes ? un patio de nourriture ?) avec un MacDonald’s, un KFC, un Pizza Hut, et une dizaine d’enseignes équatoriennes. On se pose là pour attendre, et de nouveau je cède à la tentation, peti-déj Big Mac, mais c’est pour la science et on établi l’indice Big Mac à 1.95 dollars US. L’économie équatorienne est entièrement dollarisée, c’est plus facile pour les conversions ! C’est l’indice Big Mac le plus bas jusqu’ici (il n’y a pas de McDo en Boliveie, sinon ça serait probablement le plus bas de tous).

Notre séjour à Guayaquil au prochain épisode !

Gallerie Picasa gastronomique
Gallerie Picasa Líma
Gallerie Picasa Musée Larco Herrera
Gallerie Picasa Máncora

Posté par DonDrito 05.09.2011 21:11 Archivé dans Pérou Commentaires (0)

Budget accommodation in Pérou

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Deux vidéos d'Arequipa

Danse folklorique et combats de taureaux

On est à Lima chez Robin, un ami, et j'en profite pour uploader 2 vidéos d'Arequipa :

Le première de danses folkloriques d'Arequipa. La première partie de la vidéo a été filméa au Festidanza, la deuxième sur la Plaza de Armas le dimanche lors d'un cortège pour les fêtes de la ville :

La deuxième vidéo montre un combat de taureaux qui a eu lieu dimanche passé. C'était le combat le plus intense, j'ai par hasard choisi de filmer celui-ci :

Posté par DonDrito 09:37 Archivé dans Pérou Tagué arequipadancedanseandesfightbullsvideotorosdanzabailetaureauxpeleacombat Commentaires (0)

Arequipa

La ville blanche

Passé la semaine passée à Arequipa : la ville blanche, ainsi nommé pour ses bâtiments coloniaux en sillar, la pierre volcanique blanche typique de la région.

Très beau centre historique, architecture coloniale. On est logés à un demi-bloc de la Plaza de Armas. C'est encore l'hiver, et les différences entre les extrêmes de température sont encore plus prononcées qu'à Cochabamba. On atrès chaud la journée, mais on gèle la nuit.

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Bien qu'on soit arrivés trop tard pour la grande fête, on profite de plusieurs événements culturels organisés à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de la ville : Festidanza, un festival de danse folklorique avec des groupes de plusieurs pays d'Amérique latine, y compris une troupe de mexicains avec sombreros immenses et tout, les combats de taureaux, un mariage collectif sur la place principale où 91 couples unissent leur destin en même temps, et divers défilés.

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Les deux derniers jours on fait un tour à la vallée et au Canyon du Colca, un des canyons les plus profonds du monde. On verra surtout la vallée et pas trop le canyon, mais le clou du voyage est la Croix du Condor, un endroit où on peut observer des condrs en liberté de très près alors qu'ils montent depuis le fond du canyon dans le soleil du matin, en profitant des courants thermiques ascendants.

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Et puis 15 heures de bus, en classe super exécutive avec sièges s'inclinant à 160°, et nous sommes à Lima, chez Robin, depuis hier.

Gallerie Picasa Arequipa
Gallerie Picasa combat de taureaux
Gallerie Picasa Valle del Colca

Posté par DonDrito 25.08.2011 09:15 Archivé dans Pérou Tagué mountainsarequipacolcacondorandes Commentaires (0)

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