Arica
Dos días en Chile
14.08.2011 - 16.08.2011
Après nous être remis du concert des Kjarkas de vendredi soir et de ses suites (concert de Voltage, rhum, whisky...) et avoir empaqueté nos affaires, nous partons dimanche matin pour Arica. Après 15 heures de bus (dont 3 d'attente à la frontière) en bonne compagnie (Steven Seagal et Schwarzenegger) et à travers des paysages exceptionnels mais froids, on arrive à Arica vers 10 heures du soir.


On descend à l'hotel Plaza Colón. Le Chili est, après la Bolivie et relativement à d'autres pays d'Amérique du Sud, cher : l'hotel nous coûte 20'000 pesos la nuit (environ 42 $US) la nuit, et le très fiable indice Big Mac est à 2000 pesos, soit 4.25$US.
C'est dimanche soir et la ville n'est pas très animée, bien que le lendemain soit férié pour l'Ascencion de la Vierge. On boit une bière dans un petit bar avant d'aller dormir.
Lundi, petit-déj au 5ème étage de l'hôtel, jolie vue sur le port. On passe la journée à se promener tranquillement dans la ville : port, marché aux poissons où le ceviche est préparé à la minute, attaque de pélicans, plage moyennement belle mais c'est sympa d'être au bord de la mer. La ville est coincée entre les Andes et l'océan, sur l'étroite bande de terre plate entre les deux. Tout le paysage est composé de terre, de sable et de roche dans les bruns-ocres. Il ne pleut presque jamais par ici, et cette année est exceptionnelle parce qu'il a déjà plu 3 fois... Le centre-ville est très moderne, surtout après Cochabamba, et on pourrait presque se croire en Europe.
En général, les Chiliens sont très sympas et on engage facilement la conversation avec eux. Ca change des Cochabambinos qui peuvent être un peu bourrus dans les contacts quotidiens (taxis, magasins etc.) On a été choqué de voir deux ou trois fois en une journée des autos s'arrêter spontanément pour nous laisser traverser la rue !
Mardi, on essaie de se lever tôt mais on y arrive pas. On check-out de l'hôtel, et on va voir Don Enrique Espinosa, le patron de la compagnie de frêt maritime qui s'occupe des importations de la tienda Herrera. On gravit les 15 étages d'un des seuls buildings d'Arica dans un ascenseur capricieux et plongé dans le noir par un néon deffectueux, mais avec la bonne humeur des Chiliens qui le partagent avec nous. Dans le bureau qui bénéficie d'une belle - ou plutôt intéressante - vue sur le port, on fait la connaissance de Jessica, de parents Chilienne, mais qui est née et a vécu presque toute sa vie à Lausanne. Elle est à Arica depuis quelques mois, y ayant suivi son fiancé Ariqueño...
Après quelques minutes, Don Enrique arrive de sa visite au dentiste. On discute un peu de la situation "catastrophique" en Bolivie : contrebande, gouvernement corrompu, contrebande organisée par des membres du gouvernement corrompu, etc... tout ça va forcément finir en guerre civile un de ces jours. Et puis on lui donne les victuailles envoyées par Doña Nilda : du bon beurre Pil bolivien qui ne sent pas le poisson (qui sent parfois un peu bizarre quand même), des rosquetas, du trimate...

Ensuite il nous emmène dans un restaurant de plage où on mange un excellent repas, d'un style impossible à trouver à Cochabamba : salade méditerranéenne avec têtes d'asperges, basilic frais, fromage de chèvre, du crabe, de l'albacore grillé, de la mousse au café... accompagné d'une bière artisanale locale et d'une bouteille de cabernet blanc. Le tout gracieusement offert par Don Enrique !
Il pousse ensuite l'hospitalité jusqu'à appeller sa fie Erika pour qu'elle nous emmène faire un tour en voiture jusqu'à un musé au fond d'une vallée qui expose des artefacts et surtout des momies de la culture Chinchorro dont certaines datent de 5000 avant JC !
On découvre que la ville est bien plus grande que ce qu'on avait imaginé en voyant juste le centre-ville, une bonne partie est vers l'intérieur des terres, sur une sorte de terrasse un peu en surplomb qu'on ne peut pas deviner depuis le port. On y voit aussi l'envers du décors : les collèges occupés par le mouvement étudiant qui proteste contre un système éducatif apparamment très très cher et de piètre qualité, les "campamientos", bidons-villes établis illégalement à la lisière de la ville et faits de barraques rudimentaires en matériaux de récupération, la culture intensive de tomates sous serre, les champs d'oliviers (ça c'est plutôt sympa)...
On finit par un joli panorama sepuis le Morro, un gros rocher qui surplombe la ville, puis on retourne à notre hôtel récuperrer nos sacs et on prend un taxi pour le terminal de bus. On prend un taxi-colectivo pour Tacna, la ville péruvienne de l'autre côté de la frontière. Arrivée à Tacna, hotel moins cher, arroz chauffa, inka cola... fin de l'épisode chilien.
Galerie Picasa "Arica"
Galerie Picasa "Panoramas"
Galerie Picasa "Gastronomía Latina"
Posté par DonDrito 16.08.2011 23:05 Archivé dans Chili







magnifiques photos, on se régale ! Bon voyage, profitez bien et on se réjouit de lire les prochaines aventures. Plein de grosses bises des rives lémaniques, les cousins vaudois.
19.08.2011 par Claire, Denis et Sébastien